Les voies de signalisation du facteur nucléaire kappa B (NF-κB) favorisent l’inflammation et la différenciation des cellules immunitaires dans la réponse immunitaire de l’hôte ; cependant, la stimulation incontrôlable des effets du ginseng sur la signalisation NF-κB est responsable de plusieurs maladies inflammatoires, qu’elles soient aiguës ou chroniques.
Les cellules immunitaires innées, telles que les macrophages, la microglie et les cellules de Kupffer, sécrètent des cytokines pro-inflammatoires, telles que le TNF-α, l’IL-6 et l’IL-1β, via l’activation des sous-unités NF-κB, ce qui peut entraîner des dommages aux cellules normales, notamment les neurones, les cardiomyocytes, les hépatocytes et les cellules alvéolaires. Il en résulte l’apparition de troubles neurodégénératifs, d’infarctus cardiaques ou de lésions hépatiques, qui peuvent à terme conduire à une inflammation systémique ou à un cancer.
Récemment, les ginsénosides du Panax ginseng, une plante médicinale ancestrale utilisée en Asie de l’Est, ont été envisagés comme options possibles pour soigner les maladies inflammatoires. Tous les ginsénosides testés ciblent différentes étapes de la voie de signalisation NF-κB, améliorant ainsi les symptômes de maladies graves.
De plus, les ginsénosides inhibent l’activation médiée par NF-κB impliquée dans les métastases cancéreuses et la résistance immunitaire, réduisant significativement l’expression de MMP, Snail, Slug, TWIST1 et PD-L1.
Cette revue présente les recherches actuelles sur l’efficacité thérapeutique des ginsénosides dans la modulation des réponses NF-κB et souligne leur rôle critique dans les maladies inflammatoires sévères ainsi que certains cancers.



